In Bocca Al Lupo

Bouquins, cirque & linguistique.

dimanche 29 mars 2009

Cut your life up.

Tout_simple_et_tout_simplement_g_nial

(clic)

Posté par in_bocca_al_lupo à 15:39 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 15 mars 2009

La pulsion efficace, le collage en série

Prouver_sans_cesse_qui_je_suis

Posté par in_bocca_al_lupo à 15:11 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 11 mars 2009

The collage is back

Série réalisée pour dad.

Home Sweet_Home

Carnet_de_route Temps_libre

Rien___foutre Budapest

Posté par in_bocca_al_lupo à 16:11 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 23 décembre 2008

Tatatataaam

Après douze mois d'attente
...
(voix off) d'attente angoissée
...
Après douze mois de rêve
...
(voix off) de rêve éveillé
...
Après deux jours de confection intensive...

LES REVOILA

Elles sont...
plus NOMBREUSES que jamais
plus STYLEES que jamais
(enfin ça se discute, j'aimais bien celles de l'an passé...)

THE CARTES DE VOEUX ARE BACK


Bien plus que du papier
Bien plus que
trois mots gribouillés
UNE TRADITION

Bien plus que
du temps passé
Bien plus qu'une rime en -é
L'INCARNATION DE L'ESPRIT DE NOEL

Cette année, je donne dans l'encre de chine et le tampon rouge. C'est simple et chic à la fois -"on dirait un faire-part de deuil" (merci mum, je sais que tu seras toujours là pour moi).

Cartes2009

Honnêtement, après la première dizaine de cartes, j'ai tout bonnement craqué. Je n'avais qu'une envie, c'était d'arracher mes vêtements, de me rouler nue dans l'encre de chine dont j'aurais au préalable maculé mon lino, de recouvrir frénétiquement mon corps de tampons "lettre" et de hurler comme une possédée.

Bon, je ne l'ai pas fait.

Je suis force, je suis tranquillité, je suis endurance.

Que le pouvoir du timbre à 0,55€ soit avec moi...


...j'en ai encore vingt à faire.

Posté par in_bocca_al_lupo à 13:06 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 6 juin 2008

Ou Li Po

oulipo_rats

Hier soir, je suis allée à une session OuLiPo à la BNF, la dernière de l'année. Les lectures portaient sur les langues. Je vous laisse profiter de l'exercice de style d'Harry Mathews. Il a fait, comme Pérec sur l'incipit de Proust "Longtemps je me suis couché de bonne heure", des variations sur le célébrissime "To be or not to be, that is the question". Et c'est foutrement drôle.



35 Variations On A Theme From Shakespeare


00 Source text:

To be or not to be, that is the question

01 Alphabetically

A BB EEEE HH II NN OOOOO Q R SS TTTTTTT U

02 Anagram

Note at his behest: bet on toot or quit

03 Lipogram in c, d, f, g, j, k, l, m, p, v, w, x, y, z:

To be or not to be, that is the question

04 Lipogram in a

To be or not to be, this is the question

05 Lipogram in i

To be or not to be, that's the problem

06 Lipogram in e

Almost nothing, or nothing: but which?

07 Transposition (W + 7)

To beckon or not to beckon, that is the quinsy

08 Strict palindrome

No, it's (eu) qeht sit. Ah! te botton roebot

09 Missing letter

To be or not to be hat is the question

10 Two missing letters

To be or not to be at is the question

11 One letter added

To bed or not to be, that is the question

12 Negation

To be or not to be, that is not the question

13 Emphasis

To be, if you see what I mean, to be, be alive, exist, not just keep hanging around; or (and that means one or the other, no getting away from it) not to be, not be alive, not exist, to ‑ putting it bluntly ‑ check out, cash in your chips, head west: that (do you read me? not "maybe this" or "maybe something else") that is, really is, irrevocably is, the one and only inescapable, overwhelming, and totally preoccupying ultimate question

14 Curtailing

Not to be, that is the question

15 Curtailing (different)

To be or not to be, that is

16 Double curtailing

Not to be, that is

17 Triple contradiction

You call this life? And everything's happening all the time? Who's asking?

18 Another point of view

Hamlet, quit stalling!

19 Minimal variations

To see or not to see

To flee or not to flee

To pee or not to pee

20 Antonymy

Nothing and something: this was an answer

21 Amplification

To live forever or never to have been born is a concern that has perplexed humanity from time immemorial and still does

22 Reductive

One or the other ‑ who knows?

23 Permutation

That is the question: to be or not to be

24 Interference

a) Tomorrow and tomorrow and tomorrow:

That is the question

b) To be or not to be

Creeps through this petty pace from day to day And all our yesterdays have lighted fools The way to dusty death

25 Isomorphisms

Speaking while singing: this defines recitativo

Getting and spending we lay waste our powers

26 Synonymous

Choosing between life and death confuses me

27 Subtle insight

Shakespeare knew the answer

28 Another interference

Put out the light, and then? That is the question

29 Homoconsonantism

At a bier, a nutty boy, too, heats the queasy tone

30 Homovocalism

Lode of gold ore affirms evening's crown

31 Homophony

Two-beer naughty beat shatters equation

32 Snowball with an irregularity

I

am

all

mute

after

seeing

Hamlet's

annoying

emergency

yourstruly

Shakespeare

33 Heterosyntaxism

I ask myself, is it worth it, or isn't it?

34 In another meter

So should I be, or should I not?

This question keeps me on the trot

35 Interrogative mode

Do I really care whether I exist or not?

(We leave the reader saddled with this painful question.)

Harry Mathews

 

Posté par in_bocca_al_lupo à 19:40 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 12 avril 2008

Le Funambule - Maison de la Poésie

"Qui, s'il est normal, marche sur un fil ou parle en vers ?..."

Funambule

Trois noms : Jean Genet, Pierre Constant, Hassan Massoudy.

Emue. Merci Nono...

Posté par in_bocca_al_lupo à 08:13 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 8 avril 2008

"Ecrire, qu'est-ce que c'est ?"

Série de quatre conférences de Marie Darrieussecq sur ce thème. J'ai manqué les deux premières qui traitaient du rapport entre l'écriture et la psychanalyse. La troisième portait sur le "je" en exil, textes d'Ovide, Mandelstam et Celan à l'appui. Elle a conclu de manière assez juste quoiqu'un peu classique sur la question de l'hermétisme, de l'illisibilité en poésie en citant Rimbaud "Ça veut dire ce que ça veut dire, littéralement et dans tous les sens" et Pascal (cité par Celan dans Le Méridien) "Ne nous reprochez pas notre manque de clarté, puisque nous en faisons profession".

Ma foi, c'était très intéressant, j'ai pris tout plein de notes colorées (comme si je ne passais pas suffisamment de temps en cours pendant l'année, il faut que j'aille m'enfermer dans une salle de classe de l'ens Ulm entre 20h30 et 22h30...). Quatrième et dernière conférence le 13 mai. J'y serai.


Présentation du cycle Darrieussecq sur le site de l'ens :

« L’écriture c’est l’inconnu de soi » dit Duras dans Écrire. « C’est une sorte de faculté qu’on a à côté de sa personne, parallèlement à elle-même, d’une autre personne qui apparaît et qui avance, invisible, douée de pensée, de colère, et qui quelquefois, de son propre fait, est en danger d’en perdre la vie ». Cette prescience de l’inconscient, certains écrivains en parlent, l’écrivent ; d’autres l’ignorent mais la savent quand même, et on la lit entre leurs lignes, dans le blanc. Comment attraper ça ? Comment saisir ce qui est à peine inscrit ? Comment parler de ce danger, de ce vertige, de cet indicible, de ce bonheur aussi ? Qu’est-ce que c’est, écrire ? On pourrait partir de cette notion contemporaine, l’autofiction, devenue si floue qu’elle est presque synonyme de littérature, mais qui est née, chez Serge Doubrovsky, de la radicalité de l’association libre : d’une pratique inscrite de la psychanalyse. On proposerait des définitions pour des zones, des genres. On ouvrirait des manuscrits, on chercherait l’inconscient dans les ratures. On passerait par l’écriture de cas, et l’écriture de rêves. On tenterait de circonvenir des clichés. On se proposerait un corpus sans organes, de livre en livre, de saut en saut. « Un saut dans le vide - je retrouve la raison » : Mandelstam. Qu’est-ce que ça veut dire, ces phrases-là ? Le vide au cœur de l’écriture : explorer. La voix des fantômes : entendre. Et ce je qui est un autre, rebattu, remâché : qu’est-ce que ça veut dire ? Certes, on écrit où on ne sait pas, où on ne pense pas, mais il y a aussi des choses que les poètes savent et qu’ils savent transmettre : écrire, c’est aussi savoir. Quelle passerelle, entre la solitude de l’écriture, et la solitude à deux de l’analyse ?

Posté par in_bocca_al_lupo à 22:39 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 1 février 2008

"Follow your bliss" (Campbell)

La_vie_commence_avec_le_d_tour_AA

"Qui veut se souvenir doit se confier à l'oubli,
à ce risque qu'est l'oubli absolu et à ce beau hasard
que devient alors le souvenir"
BLANCHOT


La_vie_commence_avec_le_d_tour_BB

 

"Je déclare ici
que personne n'est passé près de moi
qui ne m'ait partagé."
NERUDA

La_vie_commence_avec_le_d_tour_CC

"Aimer les mots.
Aimer un mot, le répéter, s'en gargariser.
Comme un peintre aime une ligne, une forme, une couleur."
Max JACOB

 

La_vie_commence_avec_le_d_tour_DD

[Ma trouilloteuse en action ! Lettres disposées sur ma table God bless Ikéa, prises en photo et retravaillées sur photoshop, non je ne suis pas une grosse geek du travail manuel...]

Posté par in_bocca_al_lupo à 21:55 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 20 janvier 2008

Ainsi parlait Kamasoutra

Sur google, je tape "Andromaque", histoire de trouver une jolie petite image pour accompagner une critique que je voulais assassine de la mise en scène de Declan Donnellan vue hier soir à Louviers. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver en tête des résultats trouvés ce conseil : "Essayez aussi : position andromaque". Et au milieu d'illustrations issues de kamasutra divers et variés, la couverture de l'Andromaque de Racine à la bibliothèque Gallimard fait bien pauvre figure. Je me racle intérieurement la gorge pour retrouver un semblant de constance (et surtout pour éviter de tomber dans une réaction qui donnerait en substance "Tout fout l'camp ma brave dame"). Alors comme ça, on ne lit plus Racine, mais on le fait ? On fait Andromaque comme on fait catleya ?...

A quoi reconnait-on un chef d'oeuvre ? Certainement pas au fait qu'il nous parle encore des siècles après son écriture ; on reconnait un chef d'oeuvre à sa capacité à faire un bon titre bien évocateur pour une position du kamasutra. Par exemple, "chérie, tourne toi steuplé j'voudrais qu'on fasse Les lettres de mon moulin..." c'est moyennement sexe. Par contre, vous admettrez que "attends, encore un peu, on n'a pas fait Andromaque..." a un potentiel érotique à vous faire bander une plante verte. Peut-être est-ce la sonorité ? Le [drrr] qui combine la nécessité de placer la langue contre les dents (pour produire une dentale) et le rugissement-grognement-ronronnement du félin tantôt dominateur, tantôt soumis, toujours sexy ? Le [k] qui allie brièveté et brutalité ?

Je ne sais pas ce qui m'a le plus frustrée. Petita de tomber sur une position dont j'ignorais le nom jusque là. Petibé de me dire que je suis une grosse réac, faisant partie de ceux pour qui Andromaque évoque "Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes" et pas "vas-y... passe tes jambes au-dessus de ma tête".

Approfondissons un peu plus. Comme la frustration a un pouvoir moteur extraordinaire, je me retrouve à taper "position andromaque" sur google. Et je navigue de site en site, très heureuse d'apprendre que la position en question n'est pas un sac de noeud tarabiscoté mais un missionnaire inversé. "Pour les anciens, il était connu qu'Andromaque, la femme du grand héros d'Homère, Hector, "chevauchait son époux", et ils racontaient que "derrière les portes, les esclaves phrygiens se masturbaient chaque fois qu'Andromaque montait le cheval d'Hector". Le couple légendaire donne ainsi sa caution à une position pourtant controversée : l'homme y est en situation inférieure, la femme le domine et a la maîtrise du jeu." 

Je reste un instant songeuse. Ainsi cette position qui oui-oui-oui est très bien a un nom. Ca ouvre des perspectives incroyables de nommer ! (NDLR : bien sûr, ce n'est pas une découverte, je ne suis pas née de la dernière pluie ayant arrosé le pays de Candy, mais ça ne fait pas de mal de le redécouvrir de temps en temps) Ainsi donc, toutes mes supputations musicales tombent à l'eau ; il y a vraiment un lien avec Andromaque. Andromaque-la-femme.

Liens utiles en la matière
Faire l'amour et dire faire l'amour (écholalie)
Faire catleya, faire blanquette (langue sauce piquante)
Faire catleya au XVIIIe siècle (doc PDF)

Avec tout ça, j'en ai perdu l'envie de faire ma critique. Bon, n'allez pas voir cette mise en scène. Just focus on the text comme dirait l'autre. Et voyez ce que le poids de la mémoire a de douloureusement actuel. Sérieusement, pourquoi le metteur en scène les a tous fagotés en costumes seconde guerre mondiale ?! Avec toutes les passerelles possibles entre la scène théâtrale et la scène internationale (la reconnaissance des crimes perpétrés en Algérie -pour ne citer qu'un seul exemple, mais la réponse à la question de la responsabilité d'une génération à une autre, à savoir "devons-nous payer pour les actes de nos pères ?" a trouvé de multiples échos depuis 1667, et pas seulement entre 39 et 45...), il nous cantonne à une époque bien précise. Je sais que c'est sa vision du texte. Mais c'est dommage.


"Il faut se croire aimé, pour se croire infidèle" (IV,1)


Posté par in_bocca_al_lupo à 12:10 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 12 juin 2007

Des mots et dé-bat

Je me demande parfois si mon acharnement à défendre la langue française a un quelconque impact... Qui plus est, ce n'est pas la langue française dans son ensemble que je tente vainement de sauver, mais un petit lot de tournures, promises à une désuétude certaine. Ces tournures ont l'élégance de la complexité, complexité qui leur est attribuée par des contemporains en mal de mots.

"Malheureux les pauvres d'esprit qui ne connaissent ni la transe ni la beauté de la langue !"

Nul besoin de rappeler ici ma croisade "Autant pour moi / Au temps pour moi"... Mon intention est de présenter mon nouveau cheval de bataille, j'ai nommé "rien (de) moins que".

"Rien moins que" signifie "pas du tout, nullement".
"Rien de moins que" signifie au contraire "très, tout à fait". 

Deux petits exemples, histoire d'ajouter au côté ludique de la chose :
Si je dis qu'un discours est écrit dans un style rien de moins que méprisant, cela veut donc dire que les paroles proférées sont particulièrement désagréables.
Si je dis maintenant qu'une personne est rien moins que beauté intérieure et extérieure, la personne en question est un laideron doublé d'une grognasse.

Non, je ne m'acharne pas à "faire des chichis conceptuels au service du rien".
Non, je ne perds pas mon temps "au gré de minauderies sémantiques dépourvues d'intérêt".
Oui, je vais continuer à vous faire chier avec mes "ce sont !!!".

Parler mieux pour voir la vie en (p)rose.

Posté par in_bocca_al_lupo à 12:33 - Ecritures & poivrons rouges - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »