mardi 30 juin 2009
Festival Rock à Evreux
Le même, sans l'arrière goût d'abricot sec
"Donc une blonde est en réalité doublement femme. Une princesse ne peut être que blonde." (p.58)
O.V.E.R.
J'ai rendu mon mémoire le 17 juin. Mon mémoire sur "le cirque américain au dix-neuvième siècle" (à dire d'une seule traite). Ce fut bref mais intense. Un mois de documentation/lectures/rédaction. Je suis contente de moi. Pas contente d'avoir commencé aussi tard, mais contente au final. Contente de mon sujet à la mors moi l'nœud. Contente d'avoir donné le premier exemplaire relié à ma prof de cirque (qui ne lit pas vraiment l'anglais mais m'a promis de lire "trois pages par jour" pendant les vacances). Contente de me dire que mon mémoire n'est pas un mémoire de plus qui ne transitera que de l'ordinateur d'un élève A jusqu'au bureau d'un prof B et fin de l'histoire. Mes proches l'ont épluché et critiqué -souvent apprécié. Parents, voisins, colocs de passage, profs, amis... mon mémoire a été vu et lu et c'est ce qui compte. Je crois que c'est pour ça que je bosse.
mardi 2 juin 2009
Chroniques
Après une journée de rédaction de mémoire intensive, j'aime bien aller au cinéma. Théorème du M1 : si je rédige mon mémoire tous les jours, alors je vais au ciné... deux fois par semaine (ouais, le théorème est foireux vu le prix des places de ciné à Paris). Un peu de lard, un peu de cochon, je me fais tous les films qui passent un par un.
- L'adaptation de Millénium est décevante. Très décevante.
- En bon public que je suis, je me suis marrée comme une tordue devant Night at the Museum: the battle of the Smithsonian.
- Ce que je voulais dire, c'est que je retournerai voir Looking for Eric. Non seulement la bande annonce était géniale, mais c'est un exemplum de bande annonce, qui donne envie sans tout dévoiler. Et c'est rare, donc précieux. Du haut de mes stéréotypes, je ne croyais pas à une jolie comédie avec du foot dedans. Mais on va de surprise en surprise. Ce n'est pas du Ken-Loach-plombé-de-bout-en-bout, le Ken Loach qui me fait fuir. Quand on croit sombrer dans le mélo, Cantona parle. Et l'angliciste que je suis se délecte de son franglais à couper au couteau. Quand on croit tomber dans le drame humain, l'espoir ressurgit : ingéniosité, copains. C'est beau et ça donne envie de vivre ; c'est fin, et ça fait plaisir.
vendredi 29 mai 2009
"Alors, alors...?"
Hier soir, au cinéma avec L. Une publicité commence. "A toi ceci", "A toi cela"... Les gens sourient, les rires fusent, on attend la chute. La chute dit "MERCI" puis "TF1". Et là, dans toute la salle 1 de l'UGC CinéCité des Halles, on a pu entendre un "oooooooooh" général, suivi de quelques "non mais sérieux !" et "n'importe quoi". C'est vrai que la pub est bien, très bien même. Mais je me réjouis de voir que je ne suis pas la seule capable de résister à l'appel de la merde déguisée. Non pas que j'en doutais... Enfin si, un peu. Bref, hier, j'ai aimé l'humanité. Oui, oui.
samedi 23 mai 2009
Brèves
J'ai commencé mon mémoire en même temps que ma plaquette de pilule. Un petit côté Final Countdown, avec piqûre de rappel quotidienne de l'échéance qui m'attend, j'aime bien l'idée. Quant au côté challenge "un mémoire en un mois, oui oui, c'est possible", j'en rirais sûrement plus une fois que j'aurai fini. En attendant, je taffe comme jamais.
Plan "prévision des vacances" lancé. Ile de Ré en caravane avec Zavatta chez A. (L. crie à la boboïsation massive, je l'encule à sec -cordialement, cela s'entend), traditionnelle semaine normande avec papou, vacances familiales en champagne avec les cousins, Budapest chez dad, cirque à Evreux, escapade sud-africaine chez ma petite femme, et parenthèse amoureuse je-ne-sais-pas-où-et-quand mais, bigre, ça va se faire... Par contre, je ne vois pas où je vais caser le je-ramène-l'intégralité-de-mes-affaires-chez-mum avant déménagement à Londres. Problem.
La promotion "colocs de l'été 2009" : un canadien et une anglaise qui sous-louent à côté. Ils sont adorables. Ça va speaker angliche et drinker de la bière !
mardi 19 mai 2009
"Dic cur hic."
(Dis pourquoi ici)
"Tenir un agenda ; écrire pour chaque jour ce que je devrai faire dans la semaine, c'est diriger sagement ses heures. On décide ses actions soi-même ; on est sûr, les ayant résolues d'avance et sans gêne, de ne point dépendre chaque matin de l'atmosphère. Dans mon agenda je puise le sentiment du devoir ; j'écris huit jours à l'avance, pour avoir le temps d'oublier et pour me créer des surprises, indispensables dans ma manière de vivre ; chaque soir ainsi je m'endors devant un lendemain inconnu et pourtant déjà décidé par moi-même." (p.29)
"Sur l'agenda, sitôt levé je pus lire : tâcher de se lever à six heures. Il était huit heures ; je pris ma plume ; je biffais ; j'écrivis au lieu : Se lever à onze heures. - Et je me recouchai, sans lire le reste." (p.103)

Notes personnelles
Exemples de métonymies.
Boire un verre. Lire un Gide.
Je pensais ne pas aimer Gide, parce que je n'ai jamais pu finir
ni Les Caves du Vatican
ni Les Faux Monnayeurs.
Ça ...m'ennuyait profondément...
Et puis Paludes.
Paludes qui me fait mentir.
J'ai désormais lu un (livre de) Gide.
Et j'ai aimé un(-e œuvre de) Gide.
C'est vraiment bien.
Quelques textes critiques
Articles trouvés sur http://www.gidiana.net/ (ancien "Atelier André Gide") et véritable mine d'or :
- Alain Goulet, Jeux de miroirs paludéens : l'inversion généralisée.
- David H. Walker, L'écriture et le réel dans les fictions d'André Gide.
Article de Denis Viart : Paludes e(s)t son double.
(moins pointu) Article Modernité de Paludes, sur le site "Cultures France"
« Avant d'expliquer aux autres mon livre, j’attends que d'autres me l'expliquent. Vouloir l'expliquer d'abord, c'est en restreindre précocement le sens car, si nous savons ce que nous voulions dire, nous ne savons pas si nous ne disons que cela. - On dit toujours plus que CELA. - Et cela surtout m'y intéresse, que j'y ai mis sans le savoir, - cette part d'inconscient et que je voudrais appeler la part de Dieu. - Un livre est toujours une collaboration, et tant plus le livre vaut-il, que plus la part du scribe y est petite, que plus l'accueil de Dieu sera grand. - Attendons de partout la révélation des choses, du public la révélation de nos œuvres. »
NB : le texte de Gide est consultable dans son intégralité ici (clic).
Note à moi même : lire la correspondance de Gide et de Valéry.
lundi 18 mai 2009
Celle que j'aime
Il faut un début à tout, et pour la première fois, je vais déconseiller un spectacle de cirque. Oui, oui.
Je considère les gens qui disent qu'il n'y a que le cirque traditionnel qui vaille le coup (parce que eux ne sont pas subventionnées, contrairement aux artistes contemporains) comme mes détracteurs. Mais pour le coup, j'ai presque envie de leur donner raison.
Passez-vous du spectacle Le Grand C. Je ne me suis jamais autant ennuyée. C'est décevant d'un bout à presque l'autre (j'ai aimé les dix dernières minutes) (wow). Ça sent sa création de sortie de Châlons : techniquement très bien, scénographiquement atroce. Une succession de tableaux sans rapport les uns avec les autres. Aucun jeu d'acteur, ou si peu. Les passages en duo sont plats et les mouvements collectifs sont imparfaits. 15 artistes sur scène, de bons acrobates, mais aucune magie. Quel gaspillage.
Si je voulais vraiment être mauvaise je dirais que (attention, usage de la prétérition) même l'éclairage était à revoir (on a pas idée de mettre en valeur de la cellulite comme ça). Et puis le statut de voltigeuse devrait être refusé à toute acrobate dont l'IMC dépasse 18, c'est une insulte esthétique.
Seul point positif, les artistes chantaient à la fin une chanson du Moyen-Age que je me suis empressée de recopier :
« CELLE QUE J’AIME »
Celle que j'aime dit souvent
Qu'un ami qui aime quand on aime comme elle aime
Celle que j'aime dit souvent
Qu'un ami qui aime c'est mieux qu'un amant
L'amour nous mène et nous ramène à petit pas
Si c'est toi qui mènes, je t'emmène où tu m'emmènes
L'amour nous mène et nous ramène à petits pas
Si c'est toi qui mènes je vais où tu vas
Celle que j'aime dit parfois
Qu'un ami qui aime quand on aime comme elle aime
Celle que j'aime dit parfois
Qu'un ami qui aime fait le premier pas
L'amour nous mène et nous ramène à petit pas
Si c'est toi qui mènes, je t'emmène où tu m'emmènes
L'amour nous mène et nous ramène à petits pas
Si c'est toi qui mènes je vais où tu vas
Celle que j'aime hier m'a dit
Qu'un amant qui aime quand on aime comme elle aime
Celle que j'aime hier m'a dit
Qu'un amant qui aime, c'est mieux qu'un ami
L'amour nous mène et nous ramène à petit pas
Si c'est toi qui mènes, je t'emmène où tu m'emmènes
L'amour nous mène et nous ramène à petits pas
Si c'est toi qui mènes je vais où tu vas
jeudi 14 mai 2009
Brèves
Etude alimentaire, suite. "Et n'oubliez pas, ne changez rien à vos habitudes alimentaires !" C'est vrai que je ne me sens pas mal du tout quand mon PC me demande si mon croissant aux amandes avalé à 11h pesait plutôt 90g ou 110g.
Philosophie Magazine, suite. Tout être humain ayant déjà fait un test dans un magazine débile sait que, une fois la page tournée, on découvre si on a une majorité de A, de B ou de C. Je le sais, parce que dans le cas où les résultats dépendent directement des réponses données (et non d'un total des points attribués à chaque réponse), j'ai tendance à tricher pour me retrouver dans la catégorie qui flatte mon ego. "Plus sociale que toi, on meurt !" Merci. "Tu n'es pas maniaque, tu es or-ga-ni-sée." Merci, merci. Bref, tout ça pour dire que j'avais connaissance de la préférence de certains magazines pour les ronds, les carrés et les triangles, mais jamais au grand jamais je ne m'étais préparée à ça.
Ça, c'est ce qui m'est arrivé quand je me suis rendue compte que Philosophie Magazine aussi proposait un test à ses lecteurs. Le mois de mars, par exemple, demandait "Quel sceptique êtes-vous ?" Familiarisée avec le protocole -que dis-je, avec le rituel- j'entoure mes petites réponses, je fais les comptes, je tourne la page... A la place des A, B et C (ou de leurs comparses rond, carré et triangle), alpha, beta et gamma s'offrent à moi. ALPHA : vous n'êtes pas du tout sceptique. BETA : vous êtes sceptique au sens moderne du terme. GAMMA : vous êtes sceptique au sens ancien du terme.
Je ne sais pas ce qui me navre le plus.
(i) les résultats navrants de pédagogie bas de gamme (qui consiste à soulever le fait qu'un terme peut avoir plusieurs acceptions : je suis certaine que les lecteurs de Philosophie Magazine, qui en ignoraient tout, ont été ravis de l'apprendre).
(ii) l'emploi des caractères grecs pour signifier que ce test a été retrouvé à Knossos, qu'il est genre méga vieux et trop respectable.
(iii) le côté "nous avons beau être un magazine à prétention intello, nous proposons des guilty pleasures"
(iv) le côté "nous sommes un magazine intello mais que voulez-vous ma brave dame la presse souffre, faut bien proposer un test ou deux si on veut rivaliser avec Tips"
(...)
Enfin bon, pour ceux que ça intéresse, je ne suis pas sceptique. Mais je le savais hein.
lundi 11 mai 2009
Dis-moi comment tu manges...
Je participe à l'étude NutriNet, vaste étude visant à recueillir des données sur les habitudes alimentaires de 500 000 internautes (www.etude-nutrinet-sante.fr). En attendant la mise en ligne de mes trois "questionnaires alimentaires", j'ai répondu aux autres questionnaires, plus généraux.
Questionnaire socio-démographique, tranquillité.
Questionnaire anthropométrique, fierté.
Questionnaire santé, culpabilité.
Questionnaire d'activité physique, honte.
Argh.
dimanche 10 mai 2009
Brèves
J'ai recommencé à donner des cours particuliers. Je lui ai donné des cours de maths en quatrième et en troisième, maintenant je lui fais réviser ses textes pour le bac de français. Et je m'éclate.
Passer acheter des galettes de riz soufflé à la coopérative bio, passer chez l'indien chercher du poulet mariné, passer chez Emmaus, rentrer chez soi et lire Philosophie Magazine... Parfois, je suis une bo-bo en puissance.
Un enterrement, ça se vit quand même mieux en tenant la main de sa petite sœur.
The boat that rocked
...rocked my night.
vendredi 8 mai 2009
Photo-m'a-t-on-m'as-tu-vu
C'est sur internet et c'est rigolo, la photocabine vintage !
Il faut juste une webcam.
(clic !)
mercredi 6 mai 2009
Millenium, le film
Michael est supposé être mignon et Lisbeth est supposée être maigrichonne. WTF?!?
Ok, ok, je critiquerai après l'avoir vu...
mardi 5 mai 2009
"On oublie aisément ceux qui vous ont fait rire"
Au théâtre de l'Odéon encore demain soir, Toâ, de Sacha Guitry.
Et, "en l'occurrence", c'est très, très bien.
dimanche 3 mai 2009
Roof Sex
samedi 2 mai 2009
Brèves
Si j'étais danseuse contemporaine, je serais celle qui ne décolle jamais ses pieds du sol. Celle pour qui tout déplacement est glissement. Celle qui ne fait pas un pas plus haut que l'autre. Sans musique. Pour ne donner à entendre que ma respiration et mon contact avec la terre.
J'habite à Paris depuis maintenant trois ans et demi, je rentre "à la maison" environ une fois par mois. L'autre jour, en effectuant une ébauche de typologie des raisons qui me poussent à rentrer, j'ai réalisé que je ne rentrais plus qu'en perspective d'un spectacle ou d'un rendez-vous médical. Je "rentre" de moins en moins. L'autre jour, j'ai réalisé que quand je suis à Paris, Paris c'est "chez moi" et la maison c'est "chez toi", mais quand je suis à la maison, la maison "c'est encore chez moi merde et c'est quoi ce bordel dans la cuisine ?...". Je me demande si ça a à voir avec ma capacité à me sentir chez moi partout où je passe ou bien plutôt avec mon côté tyran.
J'ai les yeux pure hazel et je vais demander à la préfecture de le spécifier sur mon prochain passeport. Je n'ai pas les yeux marrons, j'ai les yeux pure hazel. C'est Optic 2000 qui me l'a dit. La vendeuse m'a offert des échantillons de lentilles de couleur en réponse à mon "J'ai déjà testé le veeert.... et le violeeet... et le turquoâââse aussi. Je passerais bien à autre chose." Dans la petite boîte, il y avait du gris, du bleu, du vert et du pure hazel. Le vert, je connais. Le gris, j'ai adopté depuis. Le bleu, j'y viendrai sous peu. Et puis il y a le pure hazel. Alors que les autres couleurs se trimballent des noms de couleur, Le Pure Hazel tranche, Le Pure Hazel dénote, Le Pure Hazel donne envie. Avec le pure hazel, Color Lens vend du rêve. Alors j'ai essayé le pure hazel. En mode suspens, avec le tatatatatatata tandis que la lentille se rapproche de mon oeil. J'en mets une, je cligne, j'essuie la larme de sérum phy qui me coule sur la joue et j'ouvre grand les yeux devant le miroir. (...) J'éteins la lumière, j'ouvre grand la fenêtre -en matière de lentille comme en matière de maquillage, rien ne vaut la lumière du jour- et je retourne à mon miroir. Rien. Niet, nada, que dalle, pas l'ombre d'une teinte de différence. Je soupire. Puis je souris. Pure Commercial Product -mais je m'en moque, j'ai les yeux pure hazel...
J'ai failli écrire "j'ouvre grand la fenêtre et mes yeux devant le
miroir", mais je me suis retenue. Il faut que j'arrête avec les
zeugmes, ça vire à l'obession.












